Visite chez Amazon Orléans-Saran

Nous avons eu le plaisir de visiter la plateforme logistique d’Amazon Orléans-Saran.

 

 

 

Le site s’est nouvellement ouvert aux visites sur invitation via l’organisation Amazon-tours, c’était le premier jour d’accueil de visiteurs pour l’équipe de direction et de communication.

Tellement de choses ont été dites au sujet d’Amazon qu’au final, je préfère vous raconter brièvement les choses qui ont capté mon attention.

 

Nous avons été reçus par une équipe très sympathique, incluant le service communication bien entendu mais également le directeur du centre qui nous a accompagnés jusqu’à l’issue de la visite pour répondre aux questions.

Saran est le premier grand site Amazon implanté en France et a ouvert ses portes en 2007 (si on laisse de coté le site historique de Boigny-sur-Bionne (17 000 mètres carrés) du début 2000).

 

Le nombre de collaborateurs est passé de 350 en 2007 à 1500 personnes en 2015.

Sur environ 70 000 M² le site gère énormément de références diverses mais également les chaussures et les vêtements, une spécialité propre à ce centre qui a nécessité des aménagements particuliers.

La quantité de chaussures à disposition des clients est impressionnante.

 

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Des étagères de 10 mètres de hauteur sur de nombreuses rangées ont nécessité beaucoup de surface qu’il a fallut optimiser, à tel point que la largeur des allées accueille tout juste le gabarit des chariots élévateurs en charge des manipulations.

Du coup s’engager depuis l’allée centrale vers une allée de stockage est une opération tellement délicate qu’il n’a pas été possible de la laisser dans les mains du cariste, aussi compétent soit-il, afin d’éliminer le risque de heurter une colonne.

L’opération d’engagement dans l’allée est donc gérée électroniquement par un système de guidage, le cariste reprend ensuite la main.

 

L’activité chaussures et vêtements a nécessité d’autres aménagements.

Par définition, le retour d’article dans ce domaine est plus important, pointure inadaptée, vêtement trop grand…

Le client essaye et retourne et de fait, le service retour a du être renforcé pour ce besoin.

Par ailleurs, pour les vêtements, notamment les accessoires, il a été nécessaire de concevoir des casiers cartonnés adapté au besoin.

 

 

La fameuse collecte des chariots

 

Je ne vais pas détailler la chaine logistique, cela a été fait à de nombreuses occasions, nous dirons simplement que tout est fait pour que la commande client parte au plus vite.

Les quais de réception accueillent les nombreux camions de livraison, un service est dédié à la mise en stock des marchandises, en passant par un studio photo qui numérise en 3D les articles, pas seulement pour le site WEB, mais cela participe également au pilotage (je pèse le mot) des emballages et à la gestion des envois.

La collecte des commandes est d’ailleurs organisée dans le but d’optimiser les parcours des « collecteurs » le résultat est une impression de fouillis dans les casiers des nombreuses allées de stockage.

Il n’en est rien, ce brassage des catégories d’articles dans les stocks est savamment orchestré par les systèmes d’information pour optimiser les déplacements.

Concernant le sujet des nombreux kilomètres parcourus par les collecteurs avec leur « totes » (nom du charriot), la direction du site a souhaité nous préciser que les collaborateurs « tournent » dans différentes activités de la plateforme et ne font pas de la collecte toute la journée. L’objectif est que les salariés soient formés à d’autres parties de l’activité afin de pouvoir tourner.

C’est un sujet très polémique autour de cette entreprise, mais nous n’avons pas ressenti de profond malaise parmi les collaborateurs. Il y a certainement des périodes de tension liés aux pointes d’activité que sont Noël ou les soldes, mais, même si la vitesse de livraison client reste une priorité pour le centre, nous avons vu des collaborateurs sourire, si, si.

Dans de nombreuses unités du centre, des hauts parleurs diffusent de la musique en permanence, ce qui contribue à améliorer l’ambiance, que je n’ai pas trouvée très bruyante malgré la présence des machines telles que les tapis roulant ou les étiqueteuses.

 

 

La question de l’automatisation de la collecte, plus communément appelée « Picking » dans le métier a tout de même été soulevée.

Pourquoi une entreprise de cette taille, manipulant de 8 à 10 millions de références ne dispose pas d’un dispositif de collecte robotisé comme d’autres entreprises de stockage et logistique.

 



Boston Globe ©

 

La réponse tient dans la nature et l’évolution permanente d’Amazon.

En effet, la rapide diversification des activités d’Amazon ne permet pas aujourd’hui d’amortir la mise en place d’un tel investissement.

Une automatisation du picking de livres et autres articles culturels tels que des DVD ou des CD, ou encore les jeux et jouets du début, si elle avait été mise en place initialement aurait nécessité de lourd réinvestissements pour être adapté à la collecte de chaussures, pires, de vêtements.

Ce qui bien sur aurait un impact direct sur les prix de vente.

 

Mais un robot quand même.

Amazon a tout de même agit sur la collecte en faisant appel à un robot qui manipule les « étagères ». KIVA, c’est son nom, était produit par une entreprise spécialisée, Kiva systems, avalée directement par Amazon pour améliorer sa productivité et qui appartient dorénavant à AmazonRobotics.

 

robot Kiva

vision_IMG_9175_medCrédits photo AmazonRobotics®

 

Bon, si ce petit robot produit à 15 000 exemplaires à ce jour n’est pour le moment déployé qu’aux Etats-unis, il va bientôt débarqué en Europe au sein des sites Amazon.

Son boulot consiste à déplacer en toute sécurité des étagères de stockage intelligemment, afin d’optimiser le travail de picking en minimisant les déplacements.

 



News Daily Planet ©

 

Je terminerai en vous disant qu’Amazon a lancé son Européanisation logistique et que bientôt, des articles de votre commande viendrons peut-être d’Allemagne ou d’Italie sans même que vous ne vous en rendiez compte et cela dans les mêmes délais de livraison. Le contraire à partir de la France étant vrai aussi d’ailleurs.

 

 

Et enfin, la question cruciale, est-ce qu’Amazon France a l’intention de travailler avec les Pickup stations, OUI ! elle l’a.

 

A bientôt

Guy

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